Chifoumi
Collectif Chifoumi — nos projets

Nos projets

Le Collectif Chifoumi intervient sur des sites publics variés : cours d'école, friches urbaines, squares et jardins partagés. Chaque projet prend racine dans une écoute attentive des lieux, de leurs usages et de leurs habitants. Nos chantiers participatifs mobilisent les matériaux du site, les plantes locales et des savoir-faire partagés. De Stains à Paris, de la Bretagne aux bords de Loire, nos réalisations dessinent dix ans d'engagement paysager. Une ambition commune : transformer les espaces ordinaires en paysages vivants, économes et durables.

Cours des écoles Martin Luther King (29)

Cours des écoles Martin Luther King (29)
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Co-construction des cours des écoles de Plourin-lès-Morlaix : démarche participative, désimperméabilisation et transformation écologique des espaces de récréation.

LieuPlourin-lès-Morlaix (29)
Période2024 — 2025
Maîtrise d'ouvrageMairie de Plourin-lès-Morlaix
ÉquipeChifoumi
MissionsDiagnostic participatif · esquisse · chantier collectif · suivi des travaux en régie
Coût du projet40 000 € honoraires Chifoumi + 30 000 € matériaux + 30 000 € temps agent

Dans le cadre de l'appel à projet CHIFOUMI porté par le CAUE du Finistère, nous avons apporté nos compétences de paysagistes-concepteurs à la co-construction des cours des écoles maternelle et primaire Martin-Luther King de Plourin-lès-Morlaix. L'enjeu spatial est de réorganiser les cours qui sont dos à dos pour imaginer une circulation entre elles, redéfinir la place des espaces calmes et actifs pour permettre des usages plus inclusifs, enlever l'enrobé superflu afin de donner au Vivant une large place.

Cette mission de conception-réalisation s'est bâtie sur des résidences régulières qui ont permis de tisser les interconnaissances nécessaires à un projet sobre : les équipes pédagogiques, les agents des services techniques et les enfants ont tous été mobilisés du diagnostic à la réalisation par des temps d'ateliers et de chantiers participatifs.

Ces temps d'implication et de rencontre ont permis de dessiner un projet dans lequel la gestion est anticipée avec ceux qui l'opèrent. Les modes d'entretien sont consignés dans un plan et une notice de gestion. Les chantiers en régie sont aussi l'occasion de montrer des modes d'aménagement plus écologique : limitation maximale des exportations de terre, réutilisation des découpes d'enrobé en matériau pour les murets, les branchages issus du rajeunissement des arbustes sont broyés ou rangés en ramée sur place, de même que le produit du désherbage est rangé de façon harmonieuse dans les massifs.

Cette dimension coopérative et locale s'est renforcée par la valorisation de savoir-faire autour du réemploi pour la construction d'un Observatoire, du bois utilisé en menuiserie issu des massifs finistériens, la plantation d'arbres, arbustes, vivaces de pépinières spécialisées, l'intervention de naturalistes.

Le jardin Barbara (93)

Le jardin Barbara (93)
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Parc transitoire sur sols urbains dégradés à Stains : expérimentation de la régénération des terres, jardins partagés et ateliers collectifs en attendant les travaux de la ZAC des Tartres.

LieuStains (93)
Période2017 — 2020
Maîtrise d'ouvragePlaine Commune · UT de Stains
ÉquipeChifoumi
MissionsÉtat des lieux · esquisse · chantier · gestion et suivi des aménagements · ateliers de jardinage
Coût du projet43 000 € honoraires Chifoumi + location d'engins et matériaux

Depuis 2011, la ZAC des Tartres (40 ha) fait l'objet d'un aménagement intercommunal complexe (Stains, St-Denis, Pierrefite). En attendant les travaux, le projet de parc transitoire commence en 2017 sur la zone de recul du chantier de construction du collège Barbara.

L'état des lieux nous montre un sol très dégradé, composé de remblais compacté par les passages répétés des engins. Juste à côté, les anciens sols maraîchers fertiles continuent de disparaître sous l'urbanisation. Comment sensibiliser à ces paradoxes ? Comment retrouver un sol vivant à partir de sols urbains dégradés ?

Le parc est conçu comme un lieu ressource pour les futurs espaces publics de la ZAC des Tartres. Il s'agit d'y préfigurer des usages jardiniers, collectifs et culturels. La composition s'appuie sur les contraintes : les espaces sont distribués selon les qualités de sol.

Le parc est organisé autour d'un vaste espace central. Des bosquets sont réservés. Sur la lisière la plus proche des jardins vivriers voisins, sont installées des parcelles de jardins partagés. Une cuve sert d'abri aux jardiniers et une pergola forme un point de rencontre. Le long du collège, nous testons différentes méthodes d'amélioration du sol (paillages, semis d'engrais verts, etc.). À l'extrémité du site, un belvédère est façonné à partir de déchets enfouis.

Nous menons des ateliers de jardinage avec le collège Barbara une fois par mois. En septembre 2018, des habitant·es du Clos Saint-Lazare, le quartier voisin, viennent occuper des parcelles. Des balades botaniques, des panneaux signalétiques et de nouveaux chantiers permettent de faire découvrir ce lieu qui se fabrique au fur et à mesure. Nous réalisons une fois par an un diagnostic des expérimentations sur le sol, pour analyser et transmettre les méthodes qui permettront de rendre le sol fertile et vivant.

Au fil des ateliers et des chantiers, le jardin se construit, s'embellit, gagne en diversité biologique et humaine !

Du jardin partagé au jardin de quartier (93)

Du jardin partagé au jardin de quartier (93)
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Transformation des espaces extérieurs délaissés d'une résidence à Sevran en jardins partagés vivants : valorisation des tilleuls abattus, désimperméabilisation et ateliers jardin mensuels.

LieuSevran (93)
Période2017 — 2019
Maîtrise d'ouvrageBailleur social I3F
ÉquipeChifoumi
MissionsÉtat des lieux · esquisse · chantier collectif · ateliers de jardinage
Coût du projet26 000 € honoraires Chifoumi + location d'engins et matériaux · surface : 5 500 m²

Le projet répond à une volonté du bailleur d'améliorer l'image et les usages des espaces extérieurs en arrière des logements. Des petites parcelles de jardins ont déjà été créées au pied d'une tour. Le reste de l'espace libre demeure très délaissé et dégradé, sans invitation à s'y arrêter. La présence d'un mail de tilleul très dense empêche la lumière d'arriver au sol, et tout jardinage semble vain.

Dans un processus participatif et enthousiaste, le potentiel du lieu s'exprimera à mesure des chantiers et des ateliers de jardinage.

Des tilleuls sont abattus à notre demande. L'ouverture faite permet de valoriser le lieu en créant de nouvelles parcelles de jardins et en apportant de la lumière sur les espaces ouverts.

Le projet est réalisé en plusieurs chantiers. Les tilleuls coupés nous fournissent notre ressource principale. De nombreux ouvrages sont façonnés à partir du bois récupéré : paillage, clôtures et mises en défens, mobilier et jeux.

Nous désimperméabilisons aussi d'anciennes places de parking pour planter, ramener de la fraîcheur et un cadre plus accueillant pour les jardiniers.

En parallèle des chantiers, des ateliers jardin sont mis en place une fois par mois. Nous conseillons les jardinier·es et leur apportons de l'aide pour de nouvelles réalisations. Ces moments permettent de créer une parcelle pour les enfants, d'acheter des outils, ou encore d'essayer d'organiser avec la maîtrise d'ouvrage un fonctionnement favorisant l'autonomie des habitant·es dans leurs pratiques jardinières.

À chaque phase de travail (conception ou chantier), la participation de nombreux enfants nourrit le projet d'une belle énergie et ouvre sur de nouvelles idées pour le lieu.

L'île Buda (37)

L'île Buda (37)
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Projet paysager accompagnant la renaturation de la Bresme : création d'un espace public rural naturaliste par modelage de terrain, gestion extensive et plantation sur les berges.

LieuSaint-Étienne-de-Chigny (37)
Période2017 — 2018
Maîtrise d'ouvrageSyndicat de la Bresme et ses affluents · Mairie de Saint-Étienne-de-Chigny
ÉquipeChifoumi
MissionsÉtat des lieux · esquisse · chantier
Coût du projet15 000 € honoraires Chifoumi + travaux terrassements entreprise · surface : 8 500 m²

Notre intervention s'inscrit dans le projet d'amélioration de la rivière par l'effacement d'un seuil et la requalification de son lit, mis en œuvre par le Syndicat de la Bresme. C'est ce geste technique, à visée écologique, qui entraîne la création d'un espace public rural et naturaliste.

L'enlèvement du seuil sous le pont (petit barrage en béton) génère l'assèchement du plan d'eau qui y est connecté, dont les abords sont fréquentés par le public. Le projet paysager est d'accompagner le lieu dans ses transformations et de renouveler l'intérêt des habitant·es pour cet espace.

L'espace est complètement recomposé, pour replacer la Bresme au cœur du site, en visant sa renaturation : création d'un nivellement par paliers pour créer une diversité de milieux, régénération des boisements, mise en place d'une gestion extensive. Modeler ainsi le terrain permet un entretien étalé, engendrant une variété de milieux : une palette allant du bosquet à la prairie humide au milieu aquatique immergé. Réfléchi en dialogue avec la commune, la gestion dessine donc les milieux et les espaces de circulation. La totalité des terrassements est gérée en déblais/remblais, redistribués sur place.

Il s'agit également de repenser le parcours de promenade et le rapport à la pièce d'eau, aujourd'hui disparue, et de proposer un nouveau visage pour les berges de la rivière.

À partir du dessin réalisé, nous guidons les terrassements et les abattages effectués par une entreprise. Une semaine de chantier participatif est ensuite consacrée aux aménagements, mis en œuvre de manière à résister aux crues de la Loire. Les rémanents (billes de bois, perches, branches, etc.) sont utilisés pour créer des mises en défens, du mobilier, le piquetage est installé pour guider la gestion. Des plantations de vivaces et de ligneux sont faites sur la ripisylve.

Le pâtis des Guernazelles (41)

Le pâtis des Guernazelles (41)
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Aménagement et suivi pluriannuel d'une ancienne carrière comblée de 4 hectares à Naveil, transformée en parc public liant deux quartiers par une gestion végétale extensive.

LieuNaveil (41)
Période2013 — 2017
Maîtrise d'ouvrageMairie de Naveil
ÉquipeAgence Roumet–Guitel · Chifoumi
MissionsÉtat des lieux · conception · chantier · gestion · suivi des aménagements
Coût du projet22 000 € honoraires Chifoumi + Roumet–Guitel + location d'engins et matériaux · surface : 4 hectares

Pâtis : « En Vendômois, place publique, gazonnée, en friche. Danser sur le pâtis. » — Dictionnaire du Monde Rural, Marcel Lachiver.

L'aménagement du pâtis fait suite au projet d'urbanisme de la ZAC du Centre-Bourg à Naveil, mené par l'agence Roumet-Guitel. Le terrain, ancienne carrière de sable en friche comblée (le sol était à environ trois mètres en dessous du niveau actuel) a été laissé libre pour y installer un parc reliant le nouveau quartier et le quartier existant.

La composition est guidée par les grandes lignes du territoire : mettre en valeur les côteaux du Loir et renforcer le rôle de liaison du pâtis entre les deux quartiers. Seulement deux petits bosquets de saules occupent le terrain. Nous développons une stratégie végétale pour conforter ces boisements. L'objectif est de former un équilibre entre espaces ouverts et fermés pour rendre le site plus accueillant pour ses habitant·es présent·es et futur·es.

Les trois premiers jours sur site, Chifoumi et Roumet-Guitel proposent un état des lieux et un projet à la mairie de Naveil (février 2013), réalisé ensuite en chantier sur trois autres journées (mars 2013), avec une équipe composée d'une quinzaine de paysagistes membres de l'association, les agents du service technique de la commune, et des élus et des habitant·es. Ce premier chantier partagé trace les grands contours de l'espace, presque nu au départ, par la plantation d'un couvert végétal et l'aménagement d'espaces d'accueil.

Nous organisons ensuite le suivi sur plusieurs journées d'intervention par an pour conduire les dynamiques vivantes : conforter les bosquets en attendant la reconquête du boisement, faucher et tondre pour entretenir les espaces ouverts, faciliter la circulation des usagers.

Les quatre années de suivi ont vu évoluer la flore au fil de la gestion très extensive : les graminées densifient maintenant les prairies où ne poussaient au départ que des vivaces éparses.

Plan du projet, réalisé lors de l’esquisse, février 2013. L’ouverture centrale met en valeur les coteaux Nord et Sud du Loir. Les ouvertures Est-Ouest connectent le quartier existant et les futures habitations de la ZAC du centre-bourg.

Plan du projet, réalisé lors de l’esquisse, février 2013. L’ouverture centrale met en valeur les coteaux Nord et Sud du Loir. Les ouvertures Est-Ouest connectent le quartier existant et les futures habitations de la ZAC du centre-bourg.

La friche Durand (93)

La friche Durand (93)
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Espace public transitoire sur une friche à Stains : jardins partagés, potager scolaire et chantiers collectifs menés avec les étudiant·es de l'ENSP de Versailles.

LieuStains (93)
Période2014 — 2016
Maîtrise d'ouvragePlaine Commune · UT de Stains
ÉquipeChifoumi · étudiant·es de la promo 2012–2016 de l'ENS du Paysage de Versailles
MissionsGestion et suivi des aménagements
Coût du projet18 000 € honoraires Chifoumi + location d'engins et matériaux · surface : 5 000 m²

L'aménagement de la friche Durand à Stains est d'abord le sujet de l'atelier de 1ère année « Conduire le vivant, le droit à l'erreur » à l'École Nationale Supérieure de Paysage de Versailles, encadré par le département Écologie, en partenariat avec l'UT Rénovation Urbaine de Plaine Commune.

Un projet d'espace public temporaire y est proposé avant la construction de nouveaux logements, puis mis en chantier en mars 2013. Les étudiant·es impliqué·es souhaitent poursuivre le projet : une convention de gestion est passée entre Plaine Commune et Chifoumi. L'association propose une structure et un encadrement aux étudiant·es.

En décembre 2013, un nouveau volet du projet vient s'ajouter avec la construction d'un poulailler et d'un potager dans l'espace public de la friche. Les enfants de l'école Romain Rolland et leurs instituteur·ices s'y impliquent pleinement.

Entre 2014 et 2016, les étudiant·es et Chifoumi interviennent environ une fois par mois. Cela permet d'affiner le projet et d'accompagner le jardin. C'est l'apprentissage d'un regard de terrain, toujours prêt à agir au service de la qualité du lieu.

À l'automne 2016, place à la construction des nouveaux logements. La friche Durand déménage « Chez Raoul », un autre terrain comprenant des jardins partagés où les enfants continueront à jardiner.

Le jardin des fêtes (75)

Le jardin des fêtes (75)
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Transformation d'une cour parisienne en jardin partagé pour l'association Udé!, en réemployant intégralement les matériaux du site dans une démarche participative.

LieuParis, 14e
Période2011 — 2016
Maîtrise d'ouvrageAssociation Udé! en partenariat avec la Mairie de Paris 14e
ÉquipeChifoumi · étudiant·es de la promo 2012–2016 de l'ENS du Paysage de Versailles
MissionsAMO · conception · encadrement du chantier
Coût du projet83 050 € gros œuvre + honoraires Chifoumi + location d'engins et matériaux · surface : 350 m²

Depuis 1993, l'association de quartier Udé! (urbanisme et démocratie) occupe un lieu rue des Thermopyles et souhaite le transformer en jardin partagé permettant à des adhérent·es de jardiner et d'accueillir des évènements ouverts au public.

L'association rencontre Chifoumi en décembre 2011 et décide de faire appel au collectif pour un état des lieux, une esquisse, faire la proposition à la mairie du XIVe ; puis pour guider les travaux en réutilisant les matériaux du site. Un premier chantier d'essai permet de voir qu'il est possible de scier en « dallettes » béton tout le sol de l'ancienne cour et de les réemployer en maçonnerie sur place.

Dans ce projet, les habitant·es sont les commanditaires. Chifoumi prend le rôle d'assistance à maîtrise d'ouvrage pour une conception participative et un guidage technique du chantier, complétant ainsi la démarche associative d'Udé! auprès de la mairie, qui finance et réalise le projet.

Réutiliser les matériaux, nombreux et très hétéroclites, témoins des époques successives qu'a traversées la parcelle, est au cœur du projet. Chaque élément est réemployé pour construire l'espace et pour en conserver la richesse tout en économisant les moyens mis en œuvre.

Le square du Monument (28)

Le square du Monument (28)
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Réaménagement participatif du square du monument aux morts à Villemeux-sur-Eure : clayonnages, vivaces locales et bancs en surplomb pour redonner une stature piétonne à la place.

LieuVillemeux-sur-Eure (28)
Période2014 — 2015
Maîtrise d'ouvrageMairie de Villemeux-sur-Eure
ÉquipeChifoumi
MissionsÉtat des lieux · projet · chantier
Coût du projet7 000 € honoraires Chifoumi + location d'engins et matériaux · surface : 500 m²

Le projet de la place Hélix est issu d'une étude plus large menée sur plusieurs espaces de la commune de Villemeux. Ce premier chantier doit préfigurer les autres aménagements à venir.

La forme de cette place est dessinée par la circulation automobile. Pour lui donner une stature digne de son monument aux morts datant de 1920 et privilégier les usages piétons, nous réalisons une esquisse puis un chantier avec l'aide des Services Techniques de la commune et des habitant·es.

L'encadrement des nouveaux massifs est formé par des clayonnages. Nous le réalisons avec des piquets provenant de boisements des terrains de la commune et les produits d'émondage des anciens tilleuls.

La place ouvre désormais sur un espace central plus dégagé et à même de recevoir du public lors des commémorations, ou pour les promenades quotidiennes. Des bancs s'installent en surplomb sur une ancienne voirie et permettent d'observer le profil des vieilles rues descendant vers l'Eure. Après l'installation des vivaces collectées dans le voisinage, le projet se poursuit grâce à un jardinage citoyen.

Le belvédère de la Carrière (44)

Le belvédère de la Carrière (44)
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Participation aux chantiers du belvédère de l'artiste Nicolaï Polissky, construit bénévolement au sommet d'une ancienne carrière dominant la vallée de la Vilaine.

LieuFégréac (44)
Période2012 — 2014
Maîtrise d'ouvrageŒuvre artistique et collective de l'artiste russe Nicolaï Polissky
ÉquipeNicolas Polissky · La Carrière · Gabriel Chauvel · François Roumet · Chifoumi
MissionsParticipation aux chantiers

Entre 2012 et 2014, Chifoumi participe aux chantiers du belvédère pour se former et soutenir ce beau projet. Situé au sommet du front de taille d'une ancienne carrière reconvertie en scène de spectacles par l'association La Carrière, le belvédère surplombe la vallée et les prés-marais de la Vilaine.

Cette œuvre, issue d'un dessin de l'artiste russe Nicolaï Polissky et de la collaboration de très nombreux bénévoles, fait écho à une autre réalisation, Le mur fantastique, situé à Rieux, de l'autre côté de la Vilaine. Pour que sa construction aboutisse, il aura fallu presque 18 semaines de chantier.

Le parc Lihou (93)

Le parc Lihou (93)
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Premier grand projet de Chifoumi : réouverture et requalification écologique d'un parc de 2 hectares laissé en friche à Épinay-sur-Seine, par gestion économe et réutilisation des matériaux.

LieuÉpinay-sur-Seine (93)
Période2008 — 2014
Maîtrise d'ouvragePlaine Commune · UT d'Épinay-sur-Seine
ÉquipeChifoumi
MissionsÉtat des lieux · esquisse · chantier · gestion et suivi des aménagements
Coût du projet52 500 € honoraires Chifoumi + location d'engins et matériaux · surface : 2 hectares

Le parc Lihou est d'abord le sujet pionnier d'un atelier de 1e année de l'École Nationale Supérieure de Paysage de Versailles, créé par Marc Rumelhart, Gabriel Chauvel, Liliana Motta, François Roumet, Sébastien Argant, et Olivier Jacqmin, enseignant·es au département Écologie.

À notre arrivée, l'espace est en friche et fermé par des clôtures. Le projet vise, via une gestion économe et la réutilisation des matériaux, la réouverture du parc à ses habitant·es ainsi qu'à l'observation des milieux écologiques.

À partir du relevé précis de l'existant, les espaces boisés ou ouverts sont dessinés. Sous-titré « le droit à l'erreur », l'atelier se concrétise par un chantier d'ampleur avec tous les étudiant·es : abattages et élagage, construction de mobilier, taille et jardinage des plantes spontanées.

Pendant trois ans, plusieurs d'entre nous se retrouvent pour suivre et accompagner le travail des jardiniers de Plaine Commune. Les interventions permettent de faire évoluer les pratiques de gestion et d'en faire un véritable lieu de promenade et de rencontre. Nous créons ensuite l'association Chifoumi pour prendre le relais pendant trois autres années et continuer les chantiers.

Pour Chifoumi, ce parc est un laboratoire d'expérimentation de l'aménagement d'un espace public. Pour ses usager·es, il est à la fois un lieu de détente et de loisirs, mais aussi de sensibilisation à la nature et aux dynamiques végétales.

Le projet permet au public l'usage d'un site dont il avait une utilisation partielle, et pour lequel un mode d'aménagement conventionnel se serait révélé très coûteux. Les déchets du parc sont considérés comme une ressource : ainsi le bois abattu est utilisé pour créer du mobilier ou consolider des ouvrages, l'herbe fauchée pour former des andains ou pailler le pied des plantes, les gravats présents dans les remblais sont assemblés en bancs maçonnés, en empierrements, etc.

Juin 2008 · après la réouverture au public et le premier chantier

Juin 2008 · après la réouverture au public et le premier chantier

Le mur fantastique (56)

Le mur fantastique (56)
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Participation aux chantiers du Mur fantastique de Nicolas Polissky à Rieux : œuvre collective en bois réemployé, bâtie sur une ancienne motte féodale en bord de Vilaine.

LieuRieux (56)
Période2012 — 2013
Maîtrise d'ouvrageŒuvre artistique et collective de l'artiste russe Nicolas Polissky
ÉquipeNicolas Polissky · la MACEP · Gabriel Chauvel · Chifoumi
MissionsParticipation aux chantiers

Le mur fantastique, situé sur une ancienne motte féodale, est d'abord un enclos pour protéger la régénération d'un ancien boisement, abattu parce que devenu trop dangereux. Tout le bois, difficile à déplacer, est réemployé à la construction d'un mur, œuvre qui accompagne la promenade sur le sommet de cet espace public naturel.

Chifoumi participe à ces chantiers pour se former et apporter son aide à ce projet exceptionnel.